1919

À Londres et à Weimar

Soumis par JacquesBainville.fr le dim 05/09/2021 - 20:05

M. Lloyd George a rendu compte devant la Chambre des Communes des travaux de la Conférence et il a pu s’apercevoir qu’il avait eu tort de lire le Manchester Guardian au point d’en oublier sa majorité. Les passages les plus applaudis de son discours ont été ceux où il a retrouvé sa verve guerrière. Quand il a cru nécessaire de dire en quoi le traité était dur pour l’Allemagne et pourquoi il était nécessaire qu’il fût dur, il a enfoncé une porte ouverte.

La convention du 17 septembre et la bible

Soumis par JacquesBainville.fr le dim 05/09/2021 - 20:02

La presse britannique commente favorablement l’accord du 17 septembre sur la Syrie. Elle y voit la promesse d’une collaboration franco-anglaise dans ces régions où, selon l’expression du Times, il y a « de l’ouvrage et de la place pour tout le monde ». Et le même journal convient galamment qu’ « après tout, Syrie, Palestine, Arabie et Mésopotamie sont en réalité un seul et même pays avec des intérêts communs ».

Le père du traité

Soumis par JacquesBainville.fr le dim 05/09/2021 - 20:00

La nation s’inquiète d’avoir une paix qui est au-dessous de sa victoire ; une paix au-dessous des promesses qui lui ont été faites, au-dessous de ses mérites et de ses efforts ; une paix qui n’apporte même pas la justice distributive entre les Alliés vis-à-vis des ennemis. »

En s’exprimant ainsi à la Chambre, M. Louis Marin a résumé sa forte critique du traité de Versailles. Cette victoire ne paie pas. Cette paix ne garantit pas. Et c’est la France, surtout, qui n’est ni payée, ni garantie. Pourquoi ?