1920

Pour “sauvegarder nos alliances”

Soumis par JacquesBainville.fr le dim 05/09/2021 - 19:58

Hier, en transmettant ses pouvoirs à M. Paul Deschanel, M. Raymond Poincaré a prononcé des paroles où s’exprime le souci de l’avenir. « Vous aurez, a dit M. Poincaré à son successeur, à garantir la permanence de notre politique extérieure, à sauvegarder nos alliances, à vivifier la Société des Nations, à faire de la paix, qui n’est aujourd’hui encore qu’une espérance et un nom, une chose acquise et indestructible. » Derrière chacun de ces mots mesurés et choisis, il y a un avertissement. Et l’homme qui le donne est un homme qui sait.

Les adieux de M. Paul Cambon

Soumis par JacquesBainville.fr le dim 05/09/2021 - 19:56

Avant de quitter ce poste de Londres qu’il a occupé, ce n’est pas trop de dire glorieusement, pendant vingt-deux années, M. Paul Cambon a eu avec un rédacteur du Times une longue conversation pleine de rappels du passé et de conseils discrets pour l’avenir. L’ambassadeur qui, avec M. Delcassé, a réalisé l’Entente cordiale, connaît la théorie et la pratique de nos rapports avec l’Angleterre. Depuis Fachoda jusqu’à l’alliance de 1914 et aux difficultés de la paix, il a présidé à toutes les situations.

Allemagne et Russie

Soumis par JacquesBainville.fr le dim 05/09/2021 - 19:46

Après l’humiliation d’Arkhangel, après l’humiliation d’Odessa, l’humiliation d’Irkoutsk atteint durement la politique des Alliés en Russie. Jusqu’à preuve du contraire, nous nous refusons à croire qu’un général français ait livré l’amiral Koltchak aux bolcheviks, c’est-à-dire à l’ennemi. Ce qui est probable, ce qui transparaît déjà, c’est que le général Janin et la mission française, perdus dans l’immensité sibérienne, ont été impuissants lorsque le roman d’aventure des légions tchéco-slovaques a mal tourné.

Par où atteindre la Russie ?

Soumis par JacquesBainville.fr le dim 05/09/2021 - 19:44

Devant le péril de l’Est, les Alliés donnent l’impression de patauger. Les bolcheviks le voient bien. L’Allemagne aussi : l’Entente n’a pas de politique. Elle ne sait par quel bout prendre une Europe que le maréchal Wilson appelait, l’autre jour, un chaos. L’Entente, en vingt‑quatre heures, passe du système des concessions aux mesures de rigueur. Elle est aussi peu cohérente que le traité de Versailles, qui craque, de l’aveu universel, mais dont elle dépend et qui la lie, au moins autant que l’Allemagne.