1931


Les lapins de Staline

Jacques Bainville, La Liberté, 1931.

On connaît les concessions que Staline a déjà dû faire aux idées bourgeoises, c’est-à-dire à la nature humaine. Il a rétabli le travail aux pièces et reconnu qu’il fallait donner à chacun selon ses œuvres si l’on voulait du rendement.

Texte choisi et publié par Florent Descourtils, le 19/11/2021 -

La fin du monde

Jacques Bainville, Candide, 1931.

J’ai lu dans une chronique scientifique d’Henri de Varigny qui nous apprend comment le monde finira. C’est déjà une idée très reposante de savoir qu’il doit finir. Il est en même temps agréable de savoir que ce n’est pas pour demain.

Texte choisi et publié par Florent Descourtils, le 10/11/2021 -

Le testament du philanthrope

Jacques Bainville, L'Action française, 1931.

Le rire, selon certains psychologues, naît d’un contraste violent. Les caricaturistes le savent bien et l’un de leurs thèmes favoris, repris sous toutes les formes, est celui du naufragé ou de l’alpiniste qui, dans l’extrême danger, garde le souci des convenances. Encore le contraste doit-il être senti.

Texte choisi et publié par Florent Descourtils, le 06/09/2021 -

Capitalisme honni, capitaux honorés

Jacques Bainville, Le Capital, 1931.

On n’a pas coutume de chercher des leçons d’économie politique dans l’Écriture sainte, bien que la parabole des sept vaches grasses et des sept vaches maigres nous en apprenne autant que les courbes et les graphiques sur les crises et leur rythme septénaire.

Texte choisi et publié par Florent Descourtils, le 05/09/2021 -

Crédit et crédulité

Jacques Bainville, La Liberté, 1931.

Qu’y a-t-il de plus bête sur la surface de la terre ? Un socialiste ou un banquier ? Ces deux qualités ne sont d’ailleurs pas incompatibles. Il y a des banquiers qui sont socialistes et des socialistes qui sont banquiers.

Texte choisi et publié par Florent Descourtils, le 20/11/2021 -

Ali-Bab, les beaux-arts de la table

Jacques Bainville, Candide, 1931.

Le gastronome Ali-Bab, qui vient de mourir, était un homme bon, fin et charmant, Il était modeste aussi, comme sont les maîtres. Ayant élevé la cuisine à la hauteur d’un des beaux-arts, il savait que l’art est difficile et, quand il traitait ses amis, il ne leur annonçait pas des merveilles.

Texte choisi et publié par Florent Descourtils, le 09/11/2021 -

La voie de la guérison

Jacques Bainville, La Liberté, 1931.

À quelque chose malheur est bon, ou, selon la traduction d’un peuple marin, il faut qu’un vent soit bien mauvais pour qu’il ne souffle rien de bon à personne. Le décollement de la livre sterling aura servi à quelque chose.

Texte choisi et publié par Florent Descourtils, le 05/09/2021 -