Révolution russe

L’abandon de Riga

Soumis par JacquesBainville.fr le dim 05/09/2021 - 17:49

On nous parle beaucoup de l’Europe future qui doit sortir de la guerre. En attendant, si nous nous retournions vers le passé ? Nous verrions que l’œuvre de Pierre le Grand est en train de tomber en morceaux et que l’Europe du nord retourne à un état semblable à celui où elle se trouvait avant l’apparition de la puissance russe.

Les morceaux de la Russie

Soumis par JacquesBainville.fr le dim 05/09/2021 - 17:48

Ceux qui, comme nous, ne se sont jamais fait beaucoup d’illusions sur la Russie ont toujours été dans les meilleures conditions pour dire que l’alliance franco-russe était naturelle, nécessaire et qu’il fallait, par tous les moyens possibles, la pratiquer, la cultiver, la préserver et lui faire rendre tout ce qu’elle était capable de donner. Ni Sturmer, ni Lénine ne nous ont surpris. Sous Lénine comme sous Sturmer, il n’y a qu’une ligne de conduite à suivre : sauver de l’alliance ce qui peut en être sauvé et ne pas renoncer, par dépit, à vingt‑cinq ans de politique et de collaboration.

Le livre jaune de l’alliance franco-russe

Soumis par JacquesBainville.fr le dim 05/09/2021 - 17:46

Le Livre jaune que vient de publier le gouvernement français est un supplément bien curieux à l’histoire de l’alliance franco-russe. Il y a là l’explication de bien des choses anciennes et récentes. Les faiblesses de l’alliance se voient dès ses origines, mais ces faiblesses même sont une singulière justification pour la France et pour la Russie impériale que l’Allemagne accusait et accuse encore d’avoir comploté sa ruine dès 1892…

Vingt-cinq ans d’alliance russe

Soumis par JacquesBainville.fr le dim 05/09/2021 - 17:45

Le mois de juillet 1914 a eu son quart d’heure des alliances, le quart d’heure tragique où il a fallu que la France se décidât. La France serait-elle fidèle au pacte conclu avec la Russie ? Ou bien écouterait-elle les suggestions, s’inclinerait-elle devant les menaces de M. de Schoen qui, à plusieurs reprises, répéta que la situation était grave, que la France devait savoir à quoi elle s’exposait si elle ne déclarait pas qu’elle se désintéressait du conflit de l’Orient.

Les problèmes russes

Soumis par JacquesBainville.fr le dim 05/09/2021 - 17:42

Lorsqu’un monarque croit qu’il ne s’agit que d’une émeute, il faut au moins que son entourage l’avertisse qu’il s’agit d’une révolution. Bien des choses s’expliquent par le fait, aujourd’hui avéré, que Nicolas II a été abominablement trompé par les hommes à qui il avait eu le tort de donner sa confiance. Nous avons, à l’heure qu’il est, des détails circonstanciés sur les moments qui ont précédé l’abdication, dans le train impérial errant de gare en gare. Ces moments suprêmes offrent en raccourci l’histoire du règne tout entier.

Le parti allemand en Russie

Soumis par JacquesBainville.fr le dim 05/09/2021 - 17:05

Il semble que ce soit pour la Russie comme une fatalité historique d’être disputée entre les influences germaniques et son esprit national. Chez ses révolutionnaires eux-mêmes se retrouve la même division et Bakounine n’a pas cessé de s’y opposer à Karl Marx. Bakounine est comme le Proudhon de la Russie. Il semble que ce soit, en ce moment, Bakounine qui l’emporte sur Karl Marx et Sturmer. C’est le plus grand bonheur qui pourrait arriver à la révolution russe.

Le monde en mouvement

Soumis par JacquesBainville.fr le dim 05/09/2021 - 16:50

Il y a des gens qui ont cru que des événements aussi vastes que ceux de la guerre européenne pourraient s’achever sans que des modifications profondes se fussent produites dans la vie des peuples. La révolution russe est un des signes du contraire. C’est à peu près comme si l’on disait que, quand on a battu des œufs pendant un certain nombre de minutes et qu’on les a mis dans la poêle, on les retrouve ensuite dans leur état primitif.

Journées révolutionnaires à Petrograd

Soumis par JacquesBainville.fr le dim 05/09/2021 - 16:45

Nicolas II ne s’est pas conformé à la maxime : « Rois, gouvernez hardiment. » Il aurait terminé par une abdication qui n’est pas encore certaine un règne d’hésitations et de scrupules. Lorsque l’on voit le cours de la crise qui vient d’aboutir à la formation d’un gouvernement provisoire, issu de la Douma et qui a proclamé la régence du grand‑duc Michel, frère de l’empereur, on se rend compte de la bonne volonté du peuple russe, des possibilités qui s’offraient pourtant au souverain.