Economie & Finance

Opinions fragiles

Soumis par JacquesBainville.fr le dim 05/09/2021 - 19:10

Malheureusement ou heureusement, les cours de la Bourse sont affaire d’opinion. Ils reflètent les idées, les imaginations sombres ou riantes qui dominent à un moment donné, des illusions dorées ou des craintes qui s’envolent tout à coup et qui sont remplacées par d’autres appréhensions ou par d’autres mirages. Et l’on ne se souvient même plus d’un état d’esprit qui a déjà fait place au suivant.

Une règle infaillible

Soumis par JacquesBainville.fr le dim 05/09/2021 - 19:09

Tout ce qui est exagéré ne compte pas. Il y a de l’exagération jusque dans ce mot fameux puisque celui qui l’avait prononcé passa une partie de sa vie auprès d’un homme qui n’était pas la mesure même : on ne peut pourtant pas prétendre que Napoléon n’ait pas compté ! Mais Talleyrand voulait dire que, dans la sourdine des idées et des opinions, ce qui est outré ne convainc pas et, par conséquent, n’a pas d’importance.

Être riche

Soumis par JacquesBainville.fr le dim 05/09/2021 - 19:07

Encore un krach. Encore une affaire soufflée qui se dégonfle et derrière laquelle on s’aperçoit qu’il n’y avait rien ou moins que rien et qui n’en a pas moins fait pendant quelque temps ce qu’on appelle de « hauts cours ». Il y a même d’heureux spéculateurs, ceux qui ont pris leur bénéfice à temps, et qui auront trouvé que cette affaire était excellente. Oui, mais les autres ? Car tout vendeur suppose un acheteur et tout gagnant un perdant.

Le krach de New-York

Soumis par JacquesBainville.fr le dim 05/09/2021 - 19:03

Les États-Unis ne sont pas en régime parlementaire proprement dit, chose qu’en France on ignore trop généralement. Ils ne savent donc pas ce que c’est que les crises ministérielles, bien qu’ils aient aussi de temps en temps leurs crises politiques. Mais ce qui fait en Amérique bien plus de bruit que le krach d’un gouvernement, c’est le krach de la. Bourse, qui est périodique et qui atteint toujours des proportions colossales.

Extinction et renaissance du rentier

Soumis par JacquesBainville.fr le dim 05/09/2021 - 18:51

Les déclarations de M. Pierre-Étienne Flandin que Candide a publiées récemment contiennent un paragraphe qui dénie à l’homme moderne le droit de vivre de ses rentes sans rien faire. C’était ce qu’on appelait jadis « vivre noblement », ce qui s’est appelé ensuite « vivre bourgeoisement » et pourrait bien se nommer aujourd’hui « vivre socialement ».

 

La conversion et le rentier

Soumis par JacquesBainville.fr le dim 05/09/2021 - 18:50

Jamais dit le proverbe, le mal de l’un n’a guéri celui de l’autre. Le porteur de rentes convertibles est naturellement porté à se plaindre de son sort. S’il avait 600 francs de revenu, il va n’en avoir plus que 450. Peut-on l’inviter à regarder, soit autour de lui, soit même les autres valeurs qu’il peut avoir en portefeuille ? Combien s’estimeraient heureux que leurs dividendes n’eussent été diminués que d’un quart ! Combien le seraient plus encore de retrouver leur capital englouti pour toujours !

Le franc et les nouveaux rentiers

Soumis par JacquesBainville.fr le dim 05/09/2021 - 17:59

Peut-être n’aperçoit-on pas assez les changements qui se sont produits depuis quelques années dans la société française. Cependant l’effet de la législation sociale a été de constituer une nouvelle catégorie de rentiers qui devient beaucoup plus nombreuse que l’autre, celle des rentiers bourgeois, espèce qui est en voie de disparition.

Pour combien de temps il y en a

Soumis par JacquesBainville.fr le dim 05/09/2021 - 17:29

Les économistes calculaient, avant 1914, qu’une guerre euro­péenne ne pourrait pas durer plus de trois mois parce qu’après ce temps leurs ressources financières seraient épuisées. Ils se trompaient de quatre ans et onze jours. Et pourtant ils avaient raison.

Les trois mois qu’ils avaient fixés répondaient aux ressources réelles des puissances belligérantes. Ils avaient oublié l’emprunt et l’inflation, création de ressources fictives qui permit de poursuivre la guerre jusqu’au mois de novembre 1918.