Politique

Confiance et méfiance

Soumis par JacquesBainville.fr le dim 05/09/2021 - 20:16

C’est dommage, grand dommage de troubler et d’inquiéter un pays comme le nôtre. On dirait que ceux qui l’alarment ne le connaissent pas. Il lui faut pourtant si peu de chose pour être rassuré et, dès qu’il se rassure, comme son génie de l’épargne fait des miracles !

On a dit les bienfaits de la confiance. On les a éprouvés. Alors on ne devrait pas oublier que le fond de la nation française est resté rural et que le trait distinctif du paysan c’est la méfiance.

Capitalisme honni, capitaux honorés

Soumis par JacquesBainville.fr le dim 05/09/2021 - 20:12

On n’a pas coutume de chercher des leçons d’économie politique dans l’Écriture sainte, bien que la parabole des sept vaches grasses et des sept vaches maigres nous en apprenne autant que les courbes et les graphiques sur les crises et leur rythme septénaire. Et quand l’Évangile dit : « Où est ton trésor, là est ton cœur, » nous comprenons pourquoi l’Allemagne a rencontré ses meilleurs avocats chez les financiers anglais et américains qui lui avaient prêté des milliards.

La convention du 17 septembre et la bible

Soumis par JacquesBainville.fr le dim 05/09/2021 - 20:02

La presse britannique commente favorablement l’accord du 17 septembre sur la Syrie. Elle y voit la promesse d’une collaboration franco-anglaise dans ces régions où, selon l’expression du Times, il y a « de l’ouvrage et de la place pour tout le monde ». Et le même journal convient galamment qu’ « après tout, Syrie, Palestine, Arabie et Mésopotamie sont en réalité un seul et même pays avec des intérêts communs ».

Le père du traité

Soumis par JacquesBainville.fr le dim 05/09/2021 - 20:00

La nation s’inquiète d’avoir une paix qui est au-dessous de sa victoire ; une paix au-dessous des promesses qui lui ont été faites, au-dessous de ses mérites et de ses efforts ; une paix qui n’apporte même pas la justice distributive entre les Alliés vis-à-vis des ennemis. »

En s’exprimant ainsi à la Chambre, M. Louis Marin a résumé sa forte critique du traité de Versailles. Cette victoire ne paie pas. Cette paix ne garantit pas. Et c’est la France, surtout, qui n’est ni payée, ni garantie. Pourquoi ?

Le choix du successeur

Soumis par JacquesBainville.fr le dim 05/09/2021 - 19:55

Depuis plus de deux siècles nous avons eu à nous louer, dans nos rapports avec l’Angleterre, des conservateurs plus que des libéraux. En règle générale, nos plus âpres conflits ont eu lieu sous des ministères whigs, les réconciliations sous des ministères tories. Pourquoi ? Parce que les passions religieuses et idéologiques l’emportent chez les premiers, les considérations politiques chez les seconds.

L’Empire britannique

Soumis par JacquesBainville.fr le dim 05/09/2021 - 19:54

On a cité partout le mot célèbre que M. Stanley Baldwin a repris pour son compte et qui est si conforme au sens religieux des Anglo-Saxons : « Plus que de félicitations, j’ai besoin de prières. » On raconte encore à Londres que le roi ayant dit au premier ministre, après son acceptation : « Je suis très heureux de tout cela, » M. Baldwin aurait répondu : « Je ne me sens pas heureux du tout, Sire. » La tâche de gouverner l’Angleterre et, avec elle, l’Empire britannique est si vaste qu’un homme de bon sens peut en être effrayé.

La France jetée par l’Angleterre dans les bras de l’Allemagne

Soumis par JacquesBainville.fr le dim 05/09/2021 - 19:01

Sans doute, mais il n’en sera pas toujours ainsi, les Allemands ménagent l’Angleterre. Ils savent ce que le relèvement de leur pays lui doit. Ils savent aussi combien le gouvernement britannique désire le succès du pacte de garantie, qui n’est pas moins vivement désiré par M. Coolidge, quoique, bien entendu, les États‑Unis, qui ne s’engagent jamais à rien, ne doivent signer ni ce pacte ni aucun autre. Comme si le discours de M. Houghton n’avait déjà été très clair, la presse anglaise le développe.